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Scenilo Simuler une soirée

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L’auteur

Jimenez Julien, l’homme qui compte les cachets

Scenilo n’est pas né d’une étude de marché. Il est né d’une addition faite au comptoir un dimanche matin, entre une facture de redevance de sonorisation et le relevé d’une soirée qui devait rapporter et qui n’a rien rapporté.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Scenilo et directeur de la publication du site

Ce que je fais, en une phrase

Je conçois et j’édite Scenilo, un logiciel qui traduit une date de concert en coût complet employeur, puis en liste exacte de déclarations à faire, pour les bars musicaux, les cafés concerts, les petites salles et les associations qui emploient des artistes de façon occasionnelle.

Je ne suis ni avocat, ni expert comptable, ni organisme de collecte. Je suis l’éditeur d’un outil de calcul et de suivi, construit avec des exploitants qui programment réellement, dans des lieux où la marge se joue à quelques dizaines de consommations.

D’où vient cet outil

Pendant plusieurs années, j’ai travaillé sur des outils de gestion pour des activités où la réglementation est dense et où personne n’a le temps de la lire. Toujours le même schéma : une profession qui sait parfaitement faire son métier, et un empilement d’obligations qui arrive par la poste, jamais dans l’ordre, jamais avec le mode d’emploi.

Le déclic est venu d’un café concert de province qui programmait deux à trois dates par mois depuis six ans. L’exploitante tenait une salle propre, un public fidèle, une programmation cohérente. Elle m’a montré un cahier où elle notait les cachets versés. En face, un classeur avec des factures de trois organismes différents et une pile de contrats imprimés jamais rangés par date. Elle m’a dit une phrase que j’ai gardée : elle savait ce qu’elle payait aux musiciens, elle ne savait pas ce que la soirée lui coûtait.

Nous avons refait le calcul ensemble sur une date de mars. Un trio, 300 euros net chacun, entrée libre, une bonne fréquentation. Sur le cahier, la soirée coûtait 900 euros. Une fois le brut reconstitué, les cotisations du guichet unique du spectacle occasionnel ajoutées, les droits d’auteur de la séance et la rémunération équitable comptés, elle atteignait 1 731 euros. Elle avait servi assez de consommations pour couvrir 900 euros. Pas 1 731.

Le plus frappant n’était pas l’écart. C’était que personne, dans toute la chaîne, n’avait jamais eu intérêt à lui donner ce chiffre avant qu’elle dise oui. Le musicien parle en net parce que c’est ce qu’il touche. L’organisme de collecte facture après. Le guichet réclame ses cotisations une fois la déclaration passée. Chacun fait son travail, et l’exploitant apprend l’addition en morceaux, pendant six mois.

Ce que j’ai vu sur le terrain

J’ai passé une saison à visiter des lieux : des bars musicaux de centre ville, deux guinguettes de bord de rivière, une salle associative de 200 places, une MJC, un comité des fêtes qui organise six concerts par an. J’ai regardé les factures, les contrats, les carnets, les boîtes de courriels. Quatre constats reviennent partout.

Le premier est que le cachet net est le seul chiffre discuté, et que c’est le seul chiffre qui ne veut rien dire du point de vue de l’exploitant. Entre le net annoncé au musicien et ce qui sort de la caisse, il y a près de 80 pour cent d’écart, avant même les droits d’auteur.

Le deuxième est que la chaîne de déclarations n’est jamais tenue en entier. Le contrat d’engagement existe, souvent. La déclaration au guichet unique se fait, généralement en retard. La déclaration de séance exceptionnelle est oubliée une fois sur deux, ce qui fait perdre le tarif réduit prévu pour les adhérents des organisations professionnelles. Le programme des œuvres, lui, est presque toujours manquant.

Le troisième concerne la redevance de sonorisation. Elle est calculée sur une description du lieu faite au moment de l’ouverture du fonds, parfois par le prédécesseur, parfois quinze ans plus tôt. Personne ne la revoit. J’ai vu une salle à l’étage, fermée depuis cinq ans, toujours comptée dans les surfaces sonorisées, et un lieu qui payait le plein tarif alors qu’il était adhérent d’une organisation professionnelle depuis trois ans.

Le quatrième est le plus lourd. Beaucoup d’exploitants paient encore des musiciens de la main à la main en croyant simplifier la vie de tout le monde. En cas de contrôle, cette pratique s’analyse en travail dissimulé, avec une possibilité de reprise sur plusieurs années et une majoration. Pour un lieu qui fait deux dates par mois, cela dépasse le résultat d’une saison entière. Et ce n’est pas une question de mauvaise foi, c’est une question d’information disponible au moment de la décision.

Le parti pris de Scenilo

À partir de ces constats, j’ai écrit un cahier des charges court, et je m’y suis tenu.

  • Le chiffre avant l’explication. Un exploitant qui a un musicien au téléphone n’a pas besoin d’un article de trois pages sur la présomption de salariat. Il a besoin de savoir combien la soirée va lui coûter, tout compris, avant de répondre.
  • Tout part de la date. Aucune saisie administrative en entrée. Six questions de programmateur, et le logiciel s’occupe de la traduction réglementaire.
  • Aucune promesse d’annulation. Scenilo ne fait pas disparaître une cotisation, un droit d’auteur ou une taxe. Il les calcule au bon montant, au bon moment, et signale les abattements et les aides auxquels vous avez droit.
  • Le dossier est le vrai produit. Ce qui protège un lieu lors d’un contrôle, ce n’est pas une bonne intention, c’est un dossier complet par soirée. Toute l’architecture du logiciel est faite pour que ce dossier se constitue tout seul, date après date.
  • Aucun ton alarmiste. Les organismes font leur travail. Nous ne nous positionnons pas contre eux, mais du côté de l’exploitant, avec les bons chiffres et les bonnes dates.

La méthode de travail

Chaque règle de calcul intégrée dans Scenilo est adossée à un barème ou à un texte identifiable, et porte la date à laquelle elle a été vérifiée. Quand un barème change, la règle est mise à jour et les simulations postérieures en tiennent compte, sans réécrire l’historique des dates déjà déclarées.

Les modèles de pièces, contrat d’engagement en tête, ont été relus avec des exploitants qui les utilisent en conditions réelles, et corrigés après chaque retour de terrain. Le dossier de contrôle a été construit en partant de la question inverse : que demande un inspecteur, dans quel ordre, et sous quelle forme veut-il le recevoir.

Enfin, je réponds moi-même aux demandes qui arrivent par le formulaire. Ce n’est pas une posture commerciale, c’est la seule façon de continuer à entendre ce qui se passe dans les lieux. La plupart des évolutions du produit viennent d’une phrase dite au téléphone par un programmateur qui décrivait un cas que je n’avais pas prévu.

Ce que Scenilo ne fait pas

Scenilo ne vend pas de billets, ne remplace pas votre logiciel de caisse et ne gère pas votre comptabilité. Il ne se substitue pas non plus à un conseil juridique sur une situation particulière, ni à votre expert comptable pour la tenue de vos comptes. Il ne transmet aucune déclaration à votre place sans que vous l’ayez validée.

Il fait une chose et il la fait entièrement : transformer une date de concert en un coût réel, en une liste d’obligations datées, et en un dossier que vous pouvez présenter sans stress.

L’éditeur

Scenilo est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837, inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024, numéro de TVA intracommunautaire FR44934769837. J’en suis le fondateur et le directeur de la publication.

MLJ conçoit et exploite des logiciels professionnels pour des métiers où la réglementation est dense et le temps rare. Le modèle est simple et assumé : un abonnement mensuel clair, sans engagement de durée, sans commission sur vos recettes, sans revente de données. Les détails figurent dans les mentions légales et dans les conditions générales d’utilisation.

Ce que je publie dans Le Cahier des Dates

Le Cahier des Dates est le magazine de Scenilo. J’y écris ce que je vérifie sur des dates réelles : le calcul d’une assiette de redevance, la chaîne des déclarations d’une soirée, le contenu exact d’un dossier de contrôle, le coût complet d’un cachet. Les neuf articles du numéro sont parus le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site.

Me suivre et me joindre

Pour une question sur votre programmation, sur une facture de redevance ou sur un contrôle en cours, le plus direct reste le formulaire de contact ou l’adresse jimenezjulien42@gmail.com. Réponse sous un jour ouvré.